la toux

 

 

Comme tout être vivant, en particulier au cours de la réalisation d’un effort important, le cheval a besoin d’un système d’apport parfait de l’oxygène aux cellules de l’organismes. Cependant, lors d’un effort physique intense, on peut constater dans cette espèce une tendance à l’hypoventilation (insuffisance des mouvements respiratoires), à l’hypoxémie (insuffisance de l’oxygénation du sang), et à l’hypercapnie (accumulation du gaz carbonique dans le sang). Ces éléments démontrent que l’appareil respiratoire constitue un élément limitant naturel de la performance chez le cheval.

 

 

Fonctionnement et défense de l’appareil respiratoire :

 

L’air respiré par le cheval traverse tout d’abord les fosses nasales, particulièrement longues dans cette espèce, c’est le lieu où l’air respiré est humidifié. Puis il atteint le pharynx, le larynx, la trachée, les bronches qui elles mêmes se ramifient en bronchioles et enfin les alvéoles pulmonaires où se déroulent les échanges gazeux.

L’air respiré ne contient pas que des gaz mais aussi de nombreuses particules en suspensions, heureusement, de nombreux mécanismes de protections existent :

Les plus grosses particules sont arrêtées par les fosses nasales, les plus petites parviennent quand à elles jusqu’au niveau où l’air et ralenti, c’est à dire les bronchioles. Malheureusement, parmi les particules de cette taille se trouvent des virus, des bactéries, des champignons microscopiques ; bref, tout un ensemble d’agents potentiellement pathogènes pour le cheval. L’utilisation du cheval à l’effort est un facteur aggravent puisque lorsque la respiration devient plus ample, ces particules vont se trouver propulsées au plus profond de l’appareil respiratoire.

Des cellules ciliées tapissent tout l’appareil respiratoire, ces cellules sont-elles mêmes recouvertes d’un mucus dans lequel les particules se trouvent retenues. L’activité des cellules ciliées tend à remonter les particules vers le pharynx. Le mucus sera alors dégluti. Au niveau des bronchioles, les muscles qui entourent celle-ci jouent un rôle important au niveau de l’apparition du spasme (fermeture) qui peut constituer un mécanisme de protection.

Dans les alvéoles pulmonaires on trouve des cellules particulières : les macrophages qui sont capables, jusqu’à un certain point de récupérer afin d’éliminer les particules néfastes. D’autres cellules pourront être présentes lors d’états inflammatoires : les polynucléaires ("globules blancs").

 

Les causes :

La toux constitue un mécanisme naturel par lequel le cheval cherche à évacuer une substance agressive pour son arbre bronchique.

Les sécrétions qui s’accumulent au fur et à mesure de sa stimulation par des substances agressives, la toux peut alors être le symptôme d’une pathologie plus chronique.

 

Les symptômes :

La réalisation d’examens permet parfois de suspecter un diagnostic de maladie pulmonaire obstructive chronique. Sur le plan fonctionnel, cette maladie se caractérise par une obstruction des petites voies respiratoires. A l’origine, un phénomène allergique provoqué par l’inhalation de certaines particules déclenche un spasme des bronches. Parfois la maladie aura commencé par un épisode aigu comme une infection respiratoire.

Dans les stades ultérieurs, une combinaison de spasme, d’encombrement des bronchioles par du mucus provoque des difficultés respiratoires. Des infections secondaires du fait de la mauvaise évacuation de ces sécrétions peuvent produire et conduire progressivement à un remaniement définitif de la paroi de l’arbre bronchique.

 

 

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