la morve

 

 

 

La morve est une maladie du passé, mais la vigilance s'impose toujours car une réapparition ne peut être exclue, à la faveur d'échanges commerciaux. Morve vient du latin "morbus", maladie, car cette affection a longtemps été par excellence LA maladie du cheval. Elle a aussi donné naissance à l'adjectif argotique "morveux" en égard des écoulements nasaux qui l'accompagnent souvent.

 

Elle est due à une bactérie appelée pseudomonas mallei, et peut prendre des formes différentes, cutanées ou respiratoires. La forme cutanée est aussi appelée farcin, du latin farcinum, qui signifie "gonfler". La morve est encore (rarement) présente en Afrique et en Asie. On distingue une forme chronique et une forme aiguë. La première commence par une fièvre brutale et importante, elle s'accompagne d'un amaigrissement spectaculaire. Des lésions nasales apparaissent, de même que des engorgements œdémateux, volumineux, en divers points du corps. Des nodules apparaîssent, ils se rompent et laissent échapper un liquide huileux et riche en bactéries, que nos anciens appelaient l'huile de farcin. La morve aiguë est le plus souvent mortelle.

 

La morve chronique était la plus fréquente et se traduisait par des chancres de la cloison nasales, des écoulements nasaux visqueux, une hypertrophie des ganglions de l'auge. Au niveau cutané, on observait des chancres farcineux, des "cordes" formées par l'inflammation des lymphatiques, des "glandes" ou hypertrophies ganglionnaires.

Cette maladie a pu être éradiquée grâce à la malléination : il s'agit d'injecter au cheval un extrait purifié du germe en cause, appelé malléine, dans la paupière. Un œdème important apparaît alors chez le cheval morveux.

Dans les pays où cette maladie existe encore, l'éradication de la morve ne se fera qu'au prix de l'élimination immédiate de tout animal positif.

 

 

 

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