La
myéloencéphalite équine à protozoaire ou M.E.P. est une maladie d’importation.
L’agent causal de la M.E.P. est un protozoaire parasite appelé Sarcocystis neurona. Il s'agit d’un
micro-organisme qui vit à l’intérieur des cellules et particulièrement des
cellules nerveuses. Son cycle biologique est dixène, c’est à dire qu’il a
besoin de 2 hôtes pour s’accomplir. Il existe un hôte définitif (l’opossum de
Virginie) et un hôte intermédiaire (un oiseau). Le cheval est un hôte
« anormal », aberrant. Il constitue ce qu’on appelle un cul de sac
épidémiologique (relatif aux différents facteurs intervenant dans l’apparition
des maladies).
Les
symptômes :
Cette maladie
ne concerne que les chevaux importés d’Amérique et elle n’est pas contagieuse. La difficulté du diagnostic est que cette
affection ne produit pas de symptômes spécifiques. Les lésions nerveuses
apparaissent de façon tout à fait aléatoire, en fonction de la localisation
dominante des parasites. Ceci explique que toutes les parties du corps peuvent
être atteintes, parfois de manière asymétrique. L’incubation va de 8 semaines à
2 ans.
Dans la plupart des cas
(très rarement, on note une atteinte aiguë), le début de la maladie est
insidieux : atrophie musculaire isolée, le plus souvent asymétrique. On observe
alors une boiterie que l’on est incapable de diagnostiquer. L’animal présente
des troubles de la démarche, des chutes inexplicables, une faiblesse d’un ou
plusieurs membres. Les signes s’aggravent progressivement. Certains animaux
connaissent une rémission, mais d’autres finissent par se coucher et ne plus se
relever. Parmi les signes associés, citons : une cécité, une dysphagie
(difficultés pour déglutir), une paralysie faciale, des mouvements oculaires
anormaux, des frissons musculaires, une hyperhydrose (sudation excessive), des
anomalies du comportement. Tous ces symptômes sont à relier à l’envahissement
de l’encéphale et de la moelle épinière par les parasites.