L'oreille
est le siège d'affections allergiques, tumorales, traumatiques. Toute anomalie
du port des oreilles doit être prise au sérieux.
Les parasites
externes sont sans aucun doute responsables de la très grande majorité des
affections auriculaires du cheval.
L'été,
toutes sortes d'insectes importunent les chevaux et vont se placer
régulièrement au niveau des oreilles. L'usage d'antiparasitaires externes est
alors recommandé, ainsi que certains masques anti-mouches car ils protègent les
oreilles des agressions externes.
Les
plaques :
On décrit fréquemment des plaques auriculaires cutanées (hyperkératose du pavillon), blanchâtres ou grisâtres,
qui forment une petite surélévation en face interne du pavillon. Il pourrait
s'agir de petites réactions cicatricielles aux piqûres d'insectes mais elles
sont peut-être d'origine virale. Le cheval ne semble pas gêné par ces plaques
qui ne sont ni douloureuses, ni prurigineuses mais il convient néanmoins de les
surveiller car certains cancers au tout début de leur évolution peuvent prendre
cette apparence.
Les
cancers :
Les Carcinomes épidermoïdes
ou épithéliomas spinocellulaires
sont des cancers qui peuvent siéger au niveau de l'oreille même si leur
localisation habituelle regroupe plus volontiers les lèvres, les naseaux,
l'œil, la cavité buccale, le prépuce ou la vulve.
Les
sarcoïdes :
Les sarcoïdes
sont des tumeurs très fréquentes dans l'espèce équine.
Ils peuvent prendre plusieurs aspects : prolifératifs, verruqueux… ils frappent
volontiers des animaux jeunes (moins de 4 ans). La tête, les oreilles et les
membres sont les sites de prédilection pour leur développement.
Les
autres tumeurs :
Une tumeur très
particulière au cheval est le kyste dentigère.
Formant une fistule, elle est à l'origine d'un écoulement visible à la base de
l'oreille externe. Elle trouve son origine dans la rétention, au cours du
développement du cheval, d'une petite structure qui va synthétiser des tissus
dentaires. Ces tumeurs sont plutôt rares et apparaissent en général pendant la
période la plus active du développement dentaire, c'est-à-dire pendant les deux
premières années de la vie.
Le premier
signe observé est un gonflement à la base de l'oreille, suivi de l'apparition
d'une fistule. Une infection bactérienne n'est pas rare.
Les
otites :
Le cheval est beaucoup
moins frappé par les otites externes que le chien et le chat. On décrit
néanmoins des otites internes d'origines infectieuses. Elles peuvent entraîner
un syndrome vestibulaire, avec anomalies du port de la tête et troubles de l'équilibre. Ces otites sont parfois provoquées
par des agents infectieux.
Toute
anomalie du port des oreilles, tout gonflement suspect doivent
alerter le propriétaire, alors attention !!!