Tous les
étages de l'appareil urinaire peuvent être atteints par des calculs urinaires.
Chez le cheval, la plupart des calculs se forment
directement en aval du rein, au niveau de la vessie. Ces calculs provoquent des
symptômes essentiellement chez le mâle, alors que la femelle semble les
éliminer sans difficulté en raison de différences anatomiques.
La
formation des calculs :
Pour qu'un calcul se forme,
il faut une matrice. Il s'agit de cellules desquamées de l'épithélium (partie
la plus interne) de la vessie ou de substances de nature visqueuse présentes
dans l'urine. Autour de cette matrice, des cristaux de carbonate de calcium ou
d'autres minéraux vont s'agglutiner. Certains vont
s'éliminer, d'autres vont continuer de croître dans la vessie, la taille allant
de 1,5 cm à 20 cm de diamètre et le poids de 20 g à 6 kg !
Les
causes de formation :
Les causes de formations
de ces calculs demeurent obscures. Si, chez les animaux de compagnie et les
bovins, une responsabilité de l'alimentation est clairement en cause, il n'en
va pas de même chez le cheval.
Dans cette espèce, les
calculs sont plus rares que d'en d'autres alors que l'urine du cheval présente
toutes les caractéristiques favorables au développement de calculs :
alcalinité, richesse en mucoprotéines, forte concentration en minéraux.
Tout au plus
incrimine-t-on des commémoratifs de cystite (inflammation de la vessie), cette
affection faisant le lit de la calculogénèse. D'autres facteurs favorisants
sont suspectés : rétention urinaire, carence en vitamine A, et excès de
vitamine B.
Les
symptômes :
Toute une variété de
symptômes accompagne la formation de calculs. Leur intensité dépend de
plusieurs facteurs : la localisation du calcul, sa taille, et l'existence ou
non d'une obstruction urinaire. Dès lors, on peut observer une pollakiurie
(émission fréquente de petite quantité d'urine), une dysurie (difficulté à
uriner), une strangurie (douleur à la miction), une hématurie (présence de sang
dans les urines), une incontinence urinaire.
Très souvent, le cheval
adopte la posture caractéristique de la miction et ne la quitte plus pendant
plusieurs minutes. Chez le mâle, on peut observer inconstamment un prolapsus du
pénis, des souillures des postérieurs par de l'urine.
Dans les cas chroniques,
les animaux perdent du poids et présentent des signes faisant penser à des
coliques.
Dans la plupart des cas,
la présence de calculs peut être objectivée par une palpation de la vessie par
voie rectale. L'endoscopie, la radiographie, l'échographie permettent de
confirmer le diagnostic.
Une analyse d'urine est
également recommandée, principalement pour juger de l'inflammation de cet
organe. La présence de cristaux est en effet normale dans l'urine du cheval et
leur observation ne saurait aucunement permettre de conclure à une urolithiase.