Le
Botulisme, heureusement rare car elle est parfois mortelle, est une affection
particulièrement difficile à traiter. Le cheval, comme la
plupart des mammifères, est sensible à cette maladie due à une toxine sécrétée
par une bactérie baptisée Clostridium botulinum.
Le botulisme
se caractérise par l’apparition d’une paralysie flasque. Cette paralysie est
due à l’action de la toxine bactérienne sur des structures appelées plaques
neuromusculaires. La toxine inhibe la synthèse d’un neuromédiateur appelé
acétylcholine.
On devrait parler de
botulisme au pluriel car les bactéries de types différents (A, B, C, D, E, F),
provoquent la maladie. Le botulisme de type A est surtout répandu en Amérique
alors que l’Europe est atteint essentiellement par le botulisme de type B.
Clostridium botulinum est une bactérie dite
anaérobie, c’est-à-dire qu’elle peut se développer sans oxygène. Elle se
complaît dans les sols au pH neutre ou alcalin.
Circonstances
de l’infection :
L’infection se déroule
généralement suite à l’ingestion d’aliments contaminés, même si le germe peut
pénétrer dans le corps à la faveur d’une blessure. La bactérie elle-même, une
fois introduite dans l’organisme, sécrète très peu de toxine. Dans l’aliment,
en revanche, de grandes quantités de toxines sont sécrétées. L’aliment peut par
exemple avoir était contaminé par un cadavre de rongeur, dans lequel une
bactérie s’est développée suffisamment pour sécréter d’importantes quantités de
toxine. On peut donc dire que le botulisme est certes une maladie bactérienne
mais qu’il s’agit surtout d’une toxi-infection.
Les
symptômes :
Le symptôme le plus
caractéristique est l’apparition d’une paralysie flasque.
Chez le cheval, les
muscles de la langue, du pharynx et du larynx sont volontiers atteints, ce qui
entraîne une dysphagie (difficulté à s’alimenter). Notons que le système
nerveux central n’est pas atteint par la toxine, aussi le cheval peut-il
demeurer normal dans son comportement, ce qui permet dans une certaine mesure
de différencier le botulisme d’autres maladies à tropisme nerveux comme le
tétanos ou la rage.
L’intensité des
symptômes est proportionnelle à la dose de toxine absorbée.
Le foal
est plus sensible que l’adulte à cette maladie : il peut souffrir d’une
paralysie ascendante d’installation très rapide, commençant par une faiblesse
musculaire.
Certains groupes de
muscles sont inconstamment atteints : muscles de la queue, des paupières,
muscles du diaphragme (d’où difficultés à respirer).
L’appétit demeure
souvent normal mais les animaux ont des difficultés à déglutir, les aliments
tombent sur le sol.